Il me manque, Il me manque vraiment. Je ne pensais pas qu'il me manquerait autant. Si j'avais su, je n'aurai peut être pas pris le risque car son absence me fait mal : elle m'envahie, elle me frappe. Et parfois, je n'ai pas la force de me battre contre elle. Tout ce que je suis est alors mis en évidence : je ne me sens à l'abri de rien, je suis à c½ur ouvert. Avant, je ne me sentais pas invincible, loin de là mais sans lui je ne saurai plus qui je suis.
Je suis entrain de m'en aller : je veux partir au plus loin de ma douleur. Mais qui, qui m'accompagneras ? Seule sa pensée, son souvenir repasse en boucle dans mon esprit. Ce film, je le connais déjà : la fin reste toujours en suspend.
Mais je tombe, je tombe sans lui, ou plutôt avec lui. Il est devenu mon intérieur, il a tout capturer. Il a tout pris alors pourquoi j'ai mal ? Pourquoi j'ai mal quand il n'est pas là alors que tout lui appartient ? Pourquoi je me sens si faible ?
Je suis heureuse avec lui, il m'a donné le bonheur ce sentiment que tout le monde cherche et attend chaque jour. Mais il ne m'avait pas dit, non, il ne m'avait pas prévenu que derrière allait se cacher un océan d'émotion.
Oui, elles sont arrivées. Elles ont fait le tour de mon c½ur pour arriver à mes yeux. De toute façon, la souffrance se traduit toujours par ce qu'il ne comporte pas de mots, elle se fait ressentir. Les pleurs sont un de leurs effets les plus répandues : ce moment où même sans parler tout s'entend et où tout se voit.
Je pense à lui, chacune de mes pensées lui est destinée. Je l'imagine, je le rêve. J'ai souvent l'impression de sentir son souffle derrière moi, je me retourne mais il n'est jamais là. Je baisse les yeux mais je le savais déjà.
